La fin de la journée de travail des uns marquait le début de celle des autres. Tel était son lot: quand la plupart cessaient leur labeur, Pehendji commençait le sien. Cette drôle d'idée avait germé dans sa tête, pendant qu'il faisait campagne avec le précédent roi, Montouhetep: les gens perdraient moins de temps pour leur repas, si celui-ci leur était servi déjà prêt. De fil en aiguille, l'idée avait germé, mûri, et s'était développée: une auberge.
Une fois l'unification réalisée, Pehendji avait profité du retour de la paix pour revenir à la vie civile, et avait entrepris de monter son petit commerce. Il avait toujours été un bon vivant, et ses campagnes à travers la Kemet l'avait rapproché de nombreux producteurs de nourriture. De soldat, il était devenu cuisinier. Finalement, lorsque le nouveau roi établit la Résidence a Itj-Taoui, Pehendji suivit la cour et alla s'y établir lui aussi.
Là, il ouvrit son établissement: Per-Senedjem, la maison du doux repos. Le principe en était simple: le gîte et le couvert pour toute personne qui le désirait, notamment les voyageurs de passage pour affaire dans la nouvelle capitale du Double-Pays. Le modèle économique était aussi simple que pratique: les paysans des environs apportaient une partie de leur récolte personnelle à Pehendji, qui leur échangeait contre un plat cuisiné préparé par ses soins. L'aubergiste vantait en outre les mérites de ses fournisseurs, leur garantissant ainsi une clientèle supplémentaire lorsqu'ils venaient sur le marché local pour écouler leurs produits.
De proche en proche, Pehendji avait réussi à devenir le fournisseur officiel de la table des certains notables de la cour royale, ce qui assurait la renommée de son établissement. Celui-ci ne désemplissait pas, et les affaires marchaient plutôt bien. Cela tenait tout autant à la qualité de la table et de la boissons, qu'à la réputation du maître des lieux. Avec ses nombreuses accointances, Pehendji savait tout ce qu'il y a à savoir ou presque à Itj-Taoui. Un noble cherchait un objet ? Une expédition avait besoin de volontaires ? Un nouveau venu cherchait du travail ? Pehendji pouvait mettre les uns en rapport avec les autres, demandant seulement pour ce modeste service d'entremise un peu plus de publicité. En l'espace de quelques années, le gaillard était devenu incontournable, à tel point qu'il arrivait qu'on lui demandât d'intercéder pour une audience auprès de tel notable de la Résidence qui faisait partie de ses clients.
Tandis qu'il finissait d'ouvrir son auberge alors que le soleil commençait à décliner, Pehendji souriait. Déjà, les premiers clients arrivaient: travailleurs des champs alentours, scribes de la Résidence, militaires de relâche... Tous se pressaient autant pour la fraîcheur de sa bière que pour la vue des serveuses... Par Hâpy, ça allait être une bonne soirée.
Une fois l'unification réalisée, Pehendji avait profité du retour de la paix pour revenir à la vie civile, et avait entrepris de monter son petit commerce. Il avait toujours été un bon vivant, et ses campagnes à travers la Kemet l'avait rapproché de nombreux producteurs de nourriture. De soldat, il était devenu cuisinier. Finalement, lorsque le nouveau roi établit la Résidence a Itj-Taoui, Pehendji suivit la cour et alla s'y établir lui aussi.
Là, il ouvrit son établissement: Per-Senedjem, la maison du doux repos. Le principe en était simple: le gîte et le couvert pour toute personne qui le désirait, notamment les voyageurs de passage pour affaire dans la nouvelle capitale du Double-Pays. Le modèle économique était aussi simple que pratique: les paysans des environs apportaient une partie de leur récolte personnelle à Pehendji, qui leur échangeait contre un plat cuisiné préparé par ses soins. L'aubergiste vantait en outre les mérites de ses fournisseurs, leur garantissant ainsi une clientèle supplémentaire lorsqu'ils venaient sur le marché local pour écouler leurs produits.
De proche en proche, Pehendji avait réussi à devenir le fournisseur officiel de la table des certains notables de la cour royale, ce qui assurait la renommée de son établissement. Celui-ci ne désemplissait pas, et les affaires marchaient plutôt bien. Cela tenait tout autant à la qualité de la table et de la boissons, qu'à la réputation du maître des lieux. Avec ses nombreuses accointances, Pehendji savait tout ce qu'il y a à savoir ou presque à Itj-Taoui. Un noble cherchait un objet ? Une expédition avait besoin de volontaires ? Un nouveau venu cherchait du travail ? Pehendji pouvait mettre les uns en rapport avec les autres, demandant seulement pour ce modeste service d'entremise un peu plus de publicité. En l'espace de quelques années, le gaillard était devenu incontournable, à tel point qu'il arrivait qu'on lui demandât d'intercéder pour une audience auprès de tel notable de la Résidence qui faisait partie de ses clients.
Tandis qu'il finissait d'ouvrir son auberge alors que le soleil commençait à décliner, Pehendji souriait. Déjà, les premiers clients arrivaient: travailleurs des champs alentours, scribes de la Résidence, militaires de relâche... Tous se pressaient autant pour la fraîcheur de sa bière que pour la vue des serveuses... Par Hâpy, ça allait être une bonne soirée.

